Le Soulier Voyageur

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30 avril 2009

Saison 2009, N° 8: Le Tarbésou

Le 30 avril 2009, le Tarbésou (2364 m.) depuis la station de ski d'Ascou-Pailhères, au dessus d'Ax les Thermes (Ariège).

Facile randonnée permettant pourtant d'atteindre un sommet d'altitude respectable en hiver, le Tarbésou, qui constitue un fabuleux belvédère sur une belle partie de la chaîne pyrénéenne, et ceci en toute sécurité: le parcours qui se déroule en majorité en crête permet de ce fait d'écarter le risque d'avalanche, maximal en cette période, d'autant que la couche de neige est exceptionnelle cette année (de 80 à 230 cm. fin avril).

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Dénivelé: env. 630 m. (selon déneigement de la route)

Durée: 2 h. 30 pour la montée si les conditions sont bonnes, env. 2 h. pour la descente

Altitude maxi : 2365 m.

Difficulté technique: facile.

Pentes modérées idéales pour la pratique des raquettes.

Note: 9,5 / 10

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Le pic du Tarbésou, but de la randonnée, vu du terminus hivernal de la station.

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Panneau et carte visible, mais toutes les marques et les sentiers sont enfouis ...

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A gauche: les Alpes; à droite : le Massif Central

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Depuis le sommet du Tarbésou

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Le Tarbésou

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Depuis le sommet

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Étang de Rabassoles

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Étang Noir (en blanc)

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Comme à l'habitude, l'auteur de ce blog décline toute responsabilité quant aux éventuels accidents survenus avant, pendant et après la lecture de ce récit ...

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JCP

Posté par Vigane à 21:47 - 0005 - RANDONNÉES ARIÈGE - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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24 avril 2009

saison 2009, N° 7: le château de Mirabat

Tout au bout de deux longues semaines de pluie, de vent et de grisaille, enfin une nouvelle sortie montagne, hélas revue à la baisse en altitude, eu égard au risque avalanches déclaré maximal (4/5 à 5/5 selon zones):

Le 23 avril 2009, le château de Mirabat (Ariège), au départ d'Azas, près de Couflens de Betmajou.

Aimable randonnée ignorant la difficulté, plutôt réservée au débutant ou au promeneur en famille, cette balade a pourtant le mérite, à l'issue de la montée dans la fraîche et superbe hêtraie - qui constitue l'essentiel du parcours - d'aboutir au sommet du rocher où se dressent les restes du château de Mirabat, remarquable belvédère sur les montagnes environnantes, dominées par le mont Valier (2838 m.).

Dénivelé: 630 m.

Durée: 4 h. 30

Altitude maxi :1270 m.

Difficulté technique: aucune (niveau promeneur)

Note: 8,5 / 10

Un des plus anciens châteaux ariégeois et pyrénéens, construit sous Charlemagne afin de surveiller les Maures qui pouvaient emprunter le port de Salau.

Contrairement aux indications de la carte IGN, qui spécifie une route non carrossable, on peut monter à Azas en auto sur une route parfaitement goudronnée:

Dans le respect loyal des lois légales de la légalité juridique, seul
ce croquis a droit je crois de figurer ici. Pour plus d'info, référez-vous
à l'IGN:

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Serait-ce déjà le Valier ?

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Vous ne pouvez pas vous tromper ...

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Est-ce le mont Rouch (2868 m.) ?

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Le Valier (2838 m.)

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Le Valier

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Les modestes ruines du modeste château de Mirabat

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Scilles lis-jacinthes, identifiées grâce à l'aimable intervention de Martine

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Mousses sur buis

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Azas

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Comme à l'habitude, l'auteur de ce blog décline toute responsabilité quant aux éventuels accidents survenus avant, pendant et après la lecture de ce récit ...

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JCP

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16 avril 2009

Le tarbésou (2354 m)

En vue d'effectuer le Tarbésou au plus tôt, (raquettes), un plan de la station d'Ascou-Pailhères, actuellement fermée pour "cause de fermeture", malgré un enneigement exceptionnel. Route dégagée au 16 avril.

L'ascension se fait pleine crête, en permanence sur le dos du squale, à l'écart des possibles (probables) avalanches.

ANNULÉ, conditions exécrables et risque maximum !

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SITE DE LA STATION:

http://www.ascou-ski.com/

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07 avril 2009

saison 2009, N° 6: la chapelle de l'isard et la cabane d'illau, en boucle

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Le 6 avril 2009, chapelle de l'Isard, maison forestière et cabane d'Illau, en boucle, depuis Fréchendech, Couserans, Ariège. Conditions climatiques exceptionnelles obtenues sur réservation spéciale et offrandes aux dieux des montagnes (nourritures sélectionnées & vins fins conseillés).

Parcours: dénivelé: 660 m., distance: 14 km., horaire théorique estimé: 6 heures, horaire passé: 9 heures (progression ralentie dans la neige et nombreuses contemplations amplement justifiées).

Niveau: en cette saison, une certaine habitude des pentes modérément relevées dans la neige est requise; sentier fréquemment enfoui rendant l'orientation parfois délicate, et nombreux passages vertigineux "où il ne faudrait pas chuter".

Appréciation: merveilleuse randonnée dans un milieu naturel permettant la découverte d'un des lieux les plus sauvages et les moins fréquentés de l'Ariège, à travers des paysages constamment renouvelés. Époque conseillée: printemps. Mise en garde: coulées de neige, avalanches possibles, affaissements de terrain en altitude constatés (lire panneau indicateur au départ de la randonnée). Note: 9,4 sur 10. Aucune difficulté une fois l'itinéraire déneigé, excepté des passages en corniche prohibitifs pour les personnes sujettes au vertige (comme partout en montagne).

Éviter le retour par les cols de Cos, Léat, Nabias, délicats du point de vue orientation, et très enneigés en saison (points bleus)

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Dans le respect loyal des lois légales de la légalité juridique, seul
ce croquis a droit je crois de figurer ici. Pour plus d'info, référez-vous
à l'IGN:

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Départ rive gauche de l'Isard, 8 heures 30

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Grange typique du Couserans

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Fonte des neiges, en direct

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Sous les feuilles, la neige...

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Panneau brisé et emporté par une coulée

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Glissement de terrain (centre-gauche)

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A droite: le Crabère (2619 m.)

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Notre Dame des Neiges (chapelle de l'Isard), faisant l'objet d'un pèlerinage annuel, le 5 Août.

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Le mail de Luzes et le Canéjan, qui dominent l'étang d'Araing, dont on aperçoit la retenue.

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Refuge de la chapelle de l'Isard, régulièrement dévasté et pillé, par des individus locaux, connus et impunis:

Boiseries utilisées comme bois de chauffage, vaisselle et couverts mesquinement emportés (pourtant non dorés !), détritus non ramenés et déposés devant la porte.

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Pause repas au soleil, à la cabane forestière (1400 m.), en compagnie d'un des gardiens du refuge, désabusé par les dégradations renouvelées ...

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Vaine écologie, qui n'empêchera pas l'amoncellement des détritus autour de la chapelle, mais il faut essayer ... (époque conseillée: hiver-printemps ...)

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Le mail de Luzes et le Canéjan

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Y a qu'à pousser sur les bâtons ...

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A la cabane d'Illau, rencontre d'un groupe, de retour du Crabère (course de 2 jours avec nuit au refuge d'Araing, crampons, piolet, raquettes, skis de rando)

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Le réveil du rhododendron

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Pierre chaude

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Le sentier se découvre

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Hépatique blanche

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Retour à Fréchendech

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Hépatiques (blanches, roses, mauves)

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En montant vers le Crabère

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Notre Dame des Neiges

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Le blog et l'album Picasa de Michel:

http://unmondedimage.canalblog.com/

http://picasaweb.google.fr/michel31840/LaChapelleDeLIsard?authkey=Gv1sRgCICZm62V0MmRgwE&feat=email#

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Comme à l'accoutumée, l'auteur de ce blog décline toute responsabilité quant aux éventuels accidents survenus avant, pendant et après la lecture de ce récit ...

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Sites, blogs:

http://www.pyrenees-refuges.com/fr/affiche.php?numenr=173

http://www.ot-castillon-en-couserans.fr/topos3d/toposgratuit/C35_r.pdf

http://membres.lycos.fr/ahouteki/rando/apied/araingf.htm

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JCP

24 mars 2009

SAISON 2009, N° 5: Le mont fourcat (Ariège)

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Lundi 23 mars 2009: le mont Fourcat (2001 m.) et la crête des Terbèzes (1973 m.). Départ : 8 h 30.

880 m. de dénivelé. Difficulté technique: aucune, pentes modérées. Période conseillée: faisable pratiquement en toutes saisons (raquettes recommandées à certaines périodes de l'année).

Départ et arrivée: parking du Traucadou au dessus de Croquié (cne.Mercus Garrabet) 1200m. En hiver, la route qui mène au parking est généralement fermée, et le départ se fait de Croquié.

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Dans le respect loyal des lois légales de la légalité juridique, seul
ce croquis a droit je crois de figurer ici. Pour plus d'info, référez-vous
à l'IGN:

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Vallée de Tarascon

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Le Montcalm (3077 m.)

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Des prises parfois délicates sur la roche glissante, ici en sortie de la redoutable face nord du pic de la Lauzate - aucun accident grave ne fut cependant à déplorer.

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Pause sommitale au Lauzate - enfin vaincu !

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Écobuage au Picou de Foix

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Crête des Terbèzes

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Le Fourcat

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Panoramique du Fourcat vu depuis le roc des Terbèzes

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Le St. Barthélémy (2348 m.) et la station de ski des Monts d'Olmes

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Chien d'Ariège ... Chien de neige

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Départ et arrivée: parking du Traucadou au dessus de Croquié (cne.Mercus Garrabet)

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Comme à l'habitude, l'auteur de ce blog décline toute responsabilité quant aux éventuels accidents survenus avant, pendant et après la lecture de ce récit ...

JCP

17 mars 2009

Saison 2009, N° 4: Montségur

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Le château de Montségur depuis Lavelanet, visite du village et du musée, env. 16 km.,  780 m. de dénivelé.

Randonnée effectuée le 16 mars 2009, journée de commémoration du 750 ème anniversaire du bûcher.

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Pas de carte

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Quatre des incontestables héros de cette belle journée.

Photo: Lucien

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Col du Labeur

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Hépatique

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Photo: Michel; 1 clic sur l'image pour voir l'album

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Photos: Jeannot; 1 clic sur l'image pour voir l'album

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Village de Montségur vu depuis le pog

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Hautes et talentueuses commentations.

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Montségur

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Lavelanet

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La crête du Taulat

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Les restes du donjon

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Le sentier des touristes

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Commémoration du 750 ème anniversaire du bûcher.

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Place et église de Montségur

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La Fount del Ritou

("La Fontaine du Curé" pour les non occitanophones)

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Musée de Montségur: lames de coutelas

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Pointes de lance

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Photo: Michel; 1 clic sur l'image pour voir l'album

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Panoramique 2 images (hor.)

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Panoramique 5 images (vert.)

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Poéme de Claude Marti, extrait du site "Cathares", 1 clic sur l'image pour y accéder:

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JCP

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10 mars 2009

Saison 2009, N°3: La Soulane du Vicdessos

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Le 10 mars 2007: le circuit de la soulane du Vicdessos, 12 km et 370m. de dénivelé (Ariège).

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Aucune difficulté technique, pour tous les marcheurs. Durée théorique: 4 heures; cependant, les innombrables beautés* de ce circuit ne nous ont pas permis de le réaliser en moins de 8 heures.

* beautés: il ne s'agit pourtant pas des beautés dont disposent certaines personnes du sexe féminin, grandes retardatrices d'action également ...

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Torrentialités ariégeoises.

Au terme d'une trop longue, d'une interminable interruption climatique voici, enfin possible et tant attendue, la première des randonnées dignes de ce nom de la saison 2009, résolument dirigée vers les montagnes. Suractivation neuronale, exaltation, insomnie, mains fébriles qui s'embrouillent et se perdent dans les sacs pour une préparation qui n'en finit pas: n'a t'on rien oublié, vraiment, ne manquera t'on de rien, survivra t'on aux extrêmités des climats sommitaux ?
Pourtant, à y voir de plus près, la carte n'attribue qu'une bien modeste culminance au trajet prévu, comment, à peine plus de mille mètres d'altitude ? On le reconnaît, on s'est aveuglé, car déjà l'on se propulsait par la pensée vers les plus hauts sommets, encore trop bien défendus de leur éclatante ceinture blanche.

Les souliers enfin aux pieds et dans la vive fraîcheur matinale, le large sentier accompagnait sans hâte le torrent, né plus haut aux pieds du seigneur, à la fois débonnaire et tout puissant, et maître de ces montagnes: le Montcalm.

Soudain le sentier pavé, qui avait résisté au passage de tant de sabots et de fers à chevaux, se lançait à l'assaut de la montagne, dans le tonnerre d'enfer des eaux printanières, grossies de la fonte des neiges, bondissant de rocher en rocher. Et le paisible petit ruisseau de l'été, dont le flot devenu tempéteux emportait la feuille de l'hiver et la branche morte, nous contraignait à hausser la voix dans le vacarme continu de ce déferlement sans cesse renouvelé.
Fascinés par ce jaillissement venu des neiges, abîmés de contemplation dans le chant envoûtant de l'onde, nous crûmes un moment le voyage arrivé à son terme: y avait-il plus beau à voir en ce monde, pouvait-on résolument s'éloigner du chant des naïades à la blanche robe, sans d'éternels regrets ?
Certains déjà faisaient corps avec le rocher moussu, le menton lourdement soutenu des deux poings, en penseurs des bois, ensorcelés par le spectacle qui n'en finissait pas, l'oeil vague et parcouru de l'éclair blanc des cascades célestes.

Et c'est à grand peine qu'il fallut s'arracher au divin spectacle, dans les torrents de larmes salées qui brûlaient nos joues, nous jurant de retourner plus de mille fois rendre d'impromptues visites au ruisseau enchanteur, dont le chant qui nous avait tant bercés rejoignait le silence des forêts sous nos pas, lourds de la peine du partir.
La progression sous la noire futaie se faisait silencieuse, les esprits se taisaient, marqués à jamais des visions enchanteresses que chacun faisait renaître à sa façon, ajoutant pour toujours la plus blanche des cascades à son jardin secret.

Pourtant d'autres joies, tapies dans l'écrin de ces bois qui s'éveillaient au printemps, attendaient les voyageurs dont le visage s'éclairait déjà, allongeant leur pas vers le Moulin de la Belle Meunière, dont la haute stature de pierre émergeait des arbres dénudés par l'hiver. Et les derniers soubresauts du seigneur des frimas déroulaient un fin tapis de neige, doux à leurs pieds, en guise de bienvenue. Ce fut un nouvel enchantement: les eaux, dans leur blanche corolle, embrassaient sans fin la pierre du moulin, dans l'étreinte infinie qui polissait ici tant de siècles d'amour entre la roche et l'eau.
Et c'était cette somme de passion, qui jadis enfantait la nourriture de chaque jour de l'homme qui habitait ces profondes vallées, et se nourrissait de sa blanche substance, née sous la meule de pierre grise.
Dans la lassitude du chemin, les voyageurs marquèrent ici une halte réparatrice, se plaisant à imaginer l'ancienne vie autour de l'imposante bâtisse du moulin, dans le grondement des meules et les cris des charretiers, livrant le grain au meunier ou rejoignant les vallées environnantes, chargés de la blanche poudre de vie.

Quittant tous ces personnages hauts en couleurs, dont les cris se perdaient insensiblement dans le vrombissement des eaux, les voyageurs émergèrent enfin sur la crête, déjà chaude de ce vif soleil de printemps. Ici et là, quelques fleurs risquaient même leur corolle, enflammée des rayons de l'astre du jour, et déjà visitée du fragile papillon à l'aile à peine construite, à la couleur inachevée, dans cette hâte de l'éveil de la nature.
Le sentier serpentait à travers un merveilleux enchaînement d'arbrisseaux de toutes espèces, enfin parés du feuillage nouveau qui faisait déjà leur fierté, captant à qui mieux-mieux la vive lumière qui les embrasait dans leur entier.

Et c'est à regret que les voyageurs durent quitter l'éclatante fête de Dame Nature, qu'ils avaient bien pris garde de ne point déranger, de leur soulier délicat qui déjà rejoignait la fraîche et profonde vallée, encore en hiver, elle.

JCP

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Eaux de printemps ...

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A titre indicatif, les "exifs", pour un filé correct:

Priorité diaph., 100 ISO, f/8 , 1/8 ème de sec.,   sous-ex. : -1,7   (+post-traitement Photoshop)

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Les aiguilles Rouges de Bassiès

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Les aiguilles Rouges de Bassiès et Vicdessos

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Illier

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Illier

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Le pic du Sarrasi (à g.) et la pique d'Endron (au centre)

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Orus

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Aire de pique-nique hivernal jamais rêvée ...

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Les héros ne craignent pas les charges taurines !

Photo: Michel, 1 clic sur l'image pour voir son album:

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3 Photos suivantes: Jeannot

1 Clic sur la carte pour voir son album:

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Are You Sure ?

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Et pourtant, le sud est bien là ...

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Le moulin de la Belle Meunière

(Illustration pour le cycle de lieder "Die Schöne Müllerin", mis en musique par Franz Schubert sur des poèmes de Wilhem Müller ?...)

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Les meules du moulin, photo: Gérard

Voir l'album photo de Gérard: 1 clic sur l'image

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Sur la façade du moulin

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Somet culminant à gauche: le Montcalm (3077 m.)

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Apparence trompeuse, la pique d'Estats (plus haut sommet de la Catalogne espagnole) domine le Montcalm de 66 mètres.

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A Sentenac

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Orus

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Suc (en haut) et Sentenac (en bas)

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Fontaine à Sentenac

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Chapelle de Sentenac

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Église de Vicdessos

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JCP

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15 novembre 2008

chien d'ariège, chien de neige

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Association pour la Connaissance et la Contemplation des Montagnes

Randonnée du 14 novembre 2008:

Depuis Antras (919 m., Ariège): Le col de la Croix et le col du Mail des Morères (1553 m.)

Départ Antras: 8 heures, température: - 3 °, météo: exceptionnelle

Difficulté: aucune, "promenade familiale une fois l'itinéraire déneigé". C'est bien sûr le contraire qui était recherché, aucune difficulté cependant, hormis l'absence du sentier et le plus souvent de marques, le tout sous la neige. Chien d'avalanche recommandé. L'étonnant animal, qui vit à Antras, s'impose à tous les randonneurs, même sans réservation, il suffit de lancer le bâton devant, et de lui réserver quelque pitance à la pause. Connaissant parfaitement le trajet, il est un gage absolu de sécurité et vous ramènera au point de départ. Plus montagnard que les montagnards, il adore la montagne par tout temps, étonnant animal auquel il convenait de rendre hommage, nous lui avons promis de revenir ...

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CHIEN D'ARIÈGE, CHIEN DE NEIGE.

C'est par une belle nuit de Noël, sous le sapin, près de la cheminée, que Buck est né, là haut, dans ce joli petit village de montagne alors tout enneigé, Antras.

Ici, les maisons, toutes faites de la dure pierre grise prise au flanc de la montagne, se serrent les unes contre les autres, dans l'ancestrale lutte contre la froidure des longs hivers ariégeois.

Sans être nobles, les origines de Buck avaient pourtant beaucoup à voir avec le passage de ces touristes turbulents, venus du nord, et qui avaient emmené avec eux le plus grand, le plus fort, et le plus beau de tous les chiens de traîneau qu'on aie jamais vu. Cette bête de pure race, de haute éducation et au port altier, faisait l'admiration émue de la gent canine femelle de toute la région. 
Certaines, renseignées, accouraient même des villages voisins, brisant chaînes et colliers, pour une seule oeillade au plus beau de tous, parmi ceux qu'il était donné de voir, de toute une vie de chienne.

Alors, cet aspect des choses alluma un tel incendie de haine jalouse auprès des chiens du village, que même les ennemis d'hier se concertaient aujourd'hui, pour des représailles communes. Cependant, les plus organisés des assauts de cette armée se soldaient par de cuisantes défaites, l'ennemi, pourtant solitaire, était de force sur-canine - on ne savait plus que faire.


Et c'est par cette belle nuit d'été, que la mère de Buck avait eu le don de plaire au bel étranger, dans une étreinte qui avait duré jusqu'au petit matin, et qui l'avait laissée défaite. Dès l'aube, les touristes et le bel animal s'en retournaient déjà, et la paix était revenue au village, il ne restait qu'à panser les blessures...

A peine né, Buck donnait déjà les plus vifs des soucis à sa mère. Turbulent et vigoureux, ce petit bout de chien de rien du tout, si elle n'y prenait garde, s'engouffrait par la moindre ouverture de la grange pour aller se rouler avec délices dans la neige, en plein vent, et au mépris de sa santé. Pire, il fallait le nourrir comme quatre, et la mamelle maternelle suffisait tout juste ; la pauvre dépérissait.
Fort heureusement, Buck fut vite sevré, et ce fut un soulagement pour elle de le voir dévorer les restes de la maisonnée, de ses crocs déjà forts.

Le petit Buck, vite grandi, semblait tenir les dispositions exceptionnelles de son père, en même temps que la gentillesse affable de sa mère. Alors, sans relâche, il courait par tous les sentiers de ces montagnes, gravissant les sommets, dévorant quelque malchanceux lapin au passage, se désaltérant du torrent, ou de la neige de l'hiver.

Mais bientôt, il vit venir, sur les territoires qu'il avait fait siens, des humains plutôt bien disposés envers lui, étant entendu déjà qu'il ne les mordait point. Ceux-ci, tout comme lui, gravissaient les montagnes pour le simple plaisir, on ne pouvait que bien s'entendre.

Initié par ailleurs au jeu du bâton par les chenapans du village, il éleva vite cette discipline au rang d'art véritable grâce à ces gens là, qui se montraient fort coopératifs. Car comment progresser dans ce joyeux sport, autrement qu'avec une équipe d'entraîneurs solide, capable de vous renvoyer le bâton des journées durant ? Ceux du village s'en moquaient bien, eux, ils vous le relançaient deux ou trois fois, on ne risquait pas la crampe.

Et d'ailleurs, ils offraient toute leur affection à ces stupides bêtes à cornes, auxquelles ils volaient même le lait nourricier sans vergogne ! ... Quand ils n'allaient pas nourrir et flatter ces arrogants de chevaux encore, des animaux sans éducation, qui parsemaient de leurs déjections repoussantes les plus beaux sentiers de ces montagnes.
Aussi, Buck ne se gênait pas, au détour du chemin, pour planter quelque croc dans le jarret de ces présomptueux ... et alors, il se tapait fort sur le ventre, caché sous quelque genévrier, à les voir punir les mouches à grandes ruades !

Mais un beau jour, il vit arriver une équipe qui semblait plus expérimentée que les autres à ce jeu là. Pourtant, ils n'étaient pas du pays : même s'il ne savait pas encore lire, il avait bien remarqué, en urinant sur la roue arrière de leur auto, qu'il y avait écrit là, bien différent du 09, un 31, même un chien ignorant ne s'y serait trompé. Et, au lieu de punir d'une belle morsure l'étranger de la ville qui avait osé, comme d'autres le faisaient ici, il déposa simplement un bâton sélectionné (du hêtre, c'est mieux...) aux pieds de l'un d'eux, qui le lança très loin, derrière le potager du père Anselme.

Alors, rapide comme l'éclair, empruntant les chemins et épargnant le légume, Buck rapporta. On relançait déjà ! Ceux-là avaient compris de suite - des cerveaux sans doute !
Mais voilà qu'ils se chaussaient, s'habillaient, endossaient un sac, et empruntaient son sentier à lui, celui du col des Morères, il avait affaire à des connaisseurs !

Buck les précédait, bondissait de joie, sautait talus et fossés, heureux de guider les visiteurs sur son parcours favori, on allait bien s'amuser ensemble, et la journée s'annonçait belle ...
De prime abord, usant de psychologie humaine, il se montra peu insistant, puis, insidieusement, il déposa le bâton aux pieds de celui qui semblait être leur chef, puisqu'il marchait devant. D'un magistral coup de pied (ce garçon devait être un sacré sportif...) celui-ci expédia le bâton jusqu'au ravin, au fond duquel, prompt comme la pensée, Buck avait déjà bondi, dans un torrent de feuilles, de branches sèches et de pierres. En moins de deux, le bâton était redéposé, et repartait derechef. Buck était inondé de bonheur, il avait enfin trouvé des humains compréhensifs, compétents, intelligents peut être ...
Les entraîneurs idéaux pour ce jeu tellement enivrant, dont il rêvait parfois, sans trop d'illusions...

Alors les montagnes ne furent plus que galopade effrénée, avalanche de feuillage, bris de branches, roulement de cailloux, glissades dans la neige.
Rendus au col de la Croix, ivre de bonheur, Buck se roula dans cette merveilleuse poudre blanche tombée de la nuit, et tellement rafraîchissante ; il éclaboussait alentour, en mangeait même, dans de discrets gémissements de plaisir. Les humains, eux, ne connaissent rien à la neige : ils ne s'y vautrent pas, et la touchent seulement du bout de leur bâton, d'un air dédaigneux, un peu comme ces imbéciles de chats devant une flaque...

Et la partie continua, sans cesser, dans la grande hêtraie, sur les flaques gelées, sur la roche grise, enfin dans la neige profonde où Buck, infatigable, s'enfonçait jusqu'au ventre ; puis on fit une halte au col des Morères. Buck connaissait le scénario, car lui, il savait lire l'heure donnée par le soleil, pas besoin de montre pour ça, midi passé, les humains finiraient par se restaurer, et qui sait si, dans ce qui allait sortir des sacs, il n'y aurait pas quelque morceau pour lui ...

Buck s'allongea de tout son long dans la poudreuse qui, sous ce beau soleil de novembre, était un délice. Il savait qu'on n'obtenait rien en se montrant empressé, il joua d'abord les ventre-plein, tout en s'approchant insensiblement de la nourriture brandie ... dont il finit par tomber quelque surplus dans la neige, qu'il engloutissait sans délai. Il ne s'était pas trompé en les suivant, ceux-là avaient de l'éducation.

Mais, de ravins en vallées, de monts en ruisseaux, de bois en pâturages embourbés, ce qui était écrit arriva : on finit par retrouver la voiture. Et après quelques caresses et promesses de retour (les humains ...), Buck dut bien retourner au bercail, tout en haut du village, la queue bien basse et le regard attristé. Mais il se remémorait déjà cette journée inespérée, qui lui avait fait si chaud au coeur, à l'approche de cet hiver qui déjà blanchissait le terrain de ses ébats favoris ...

JCP

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Photo: Michel,  son blog:

http://unmondedimage.canalblog.com/

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Les images sont présentées dans l'ordre chronologique du déroulement de la randonnée.

Depuis le départ, à Antras

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Dernières granges d'Antras

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Antras

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Col de la Croix

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Depuis le pic de Tourmas (1292 m.)

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Mail de Laroque (1397 m.)

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Buck ne craint pas le froid...

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Cabane de Coulédoux

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Buck, chien d'Ariège, chien de neige

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Grillage d'estive en hiver ...

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Col du Mail des Morères (1553 m.)

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Limite isotherme (zéro degré) bien marquée

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St. Lizier (Ariège)

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JCP

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21 octobre 2008

cascade d'ars et étang de guzet (Ariège)

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Le lundi (au soleil...) 20 octobre 2008: circuit en boucle au départ d'Aulus les Bains:

Cascade d'Ars et étang de Guzet, env. 800 m. de dénivelé.

Départ: 8 heures, météo: exceptionnelle

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L'ACCM est fière de compter un nouveau membre-président* parmi ses rangs, en la personne de Jean, qui a pu franchir avec panache toutes les épeuves d'admission. Et ce, au mépris de la souffrance, sourd aux cris de ses articulations terrorisées qui demandaient grâce. Une nouvelle adhésion dont la valeur fait honneur à l'association dans son entier.

* Membre-président: chaque membre de la prestigieuse association est également président, alors que chacun de ses présidents est aussi simple membre. Cette remarquable caractéristique, qui rend tout vote impossible et interdit la moindre décision concertée, représente une percée décisive dans le domaine de l'anarchie, appliquée ici au loisir permanent du retraité.
Ainsi, lors des explorations montagneuses les plus risquées, le simple fait qu'un des membres, soulageant une légitime lassitude, se pose un moment sur une touffe accueillante, peut provoquer la réprobation générale. Alors qu'il peut en être de même lors d'un arrêt général, si un individu, se montrant plus vaillant, préconise le repartir.
Dans ces conditions, on comprendra aisément combien grandes et nombreuses sont les difficultés rencontrées sur le terrain.

Pourtant, on ne sait comment, les choses se font, dans cette absence de règles, sans loi aucune, et dans la seule foi en la nature, qui suffit à elle seule à galvaniser le mollet le plus mou. Alors, des sites lacustres lointains, des cascades infinies, et des sommets aux neiges éternelles sont atteints, et longuement vénérés, dans le rite imprécis de cette religion sans Dieu.
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Une des innombrables devises de l'ACCM:

" Terrorisons la marmotte et craignons l'ours ! "


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Et c'est ainsi que, dès les premières lueurs d'une aube prometteuse, tous s'élancèrent, dans la communion de leurs efforts réunis, à l'assaut de ces lieux qu'on dit merveilleux.

Ici le passage, étroit et escarpé, réclamait la main, là le ruisseau boueux crottait le soulier, souillait le vêtement, alors que la traîtresse roche moussue vous précipitait au sol, tutoyant l'abîme. Étonnamment, tous survécurent, au point qu'ils purent atteindre la divine cascade.
Ce fut un ravissement ! Cette immense robe blanche, s'élevant jusqu'au cieux pour s'y confondre, et que le couturier du dieu de ces lieux avait paré d'une infinité de perles d'eau, toutes plus brillantes que le diamant, s'offrait aux yeux grandis des aventuriers, dont elle voulait bien récompenser l'effort surhumain, dans la souffrance du chemin un moment apaisée.

Alors, abîmés dans la contemplation, dans le varcarme assourdissant des eaux qui ajoutait à leurs émois, ils eurent encore la volonté, en photographes incertains, de fixer à jamais l'image de cette vision d'un coin du paradis de ces montagnes.
Et c'est à grand peine, qu'ils durent s'arracher à l'intensité de leurs émotions qui retenait leur pas, lourds de regrets devant la belle robe blanche qui s'éloignait.

Mais, passé le col et son cadre bucolique, une fois sauté le ruisseau aux poissons d'argent, une autre merveille les attendait: le miroir absolu de ces eaux vertes, où se mirait la haute futaie, dans une coquetterie de diva. Devant un public pourtant restreint, Dame Nature avait cependant tenu à revêtir ses plus beaux atours. Et nul ne sut le temps qu'elle avait passé là, dispersant ici sa poudre d'or sur son feuillage, ravivant d'un coup de peigne ses derniers verts, noyant de bleu ses eaux d'émeraude, avant que ne paraisse le premier de ses spectateurs.
Tous durent s'asseoir sur les gradins naturels de ce théâtre infini, devant ce spectacle que seule la Nature sait renouveler chaque jour, sans que le spectateur n'y décèle répétition, ou n'y éprouve lassitude.

Dans le regret des fins de spectacles enchanteurs, ils durent cependant s'éloigner de la magie de ces eaux trop belles, et qu'aucun zéphyr ne troublait encore, sous la douceur infinie du soleil d'automne.

Alors, irrémédiablement immergés dans l'immensité des forêts, ils crurent un temps ne revoir d'autres beautés que celles qui avaient déjà empli leur souvenir.
Pourtant, on aurait cru ici que tous les automnes de la terre s'étaient donnés rendez-vous, comme réunis par magie. Et nul n'aurait été surpris d'apprendre que c'était Merlin l'enchanteur lui même, en paysagiste au goût absolu, qui avait décidé de concentrer toutes beautés connues, en ces forêts profondes.

Le sol, uniformément jonché de la feuille, désormais inutile, offrait au pas des promeneurs une douceur de rêve, à laquelle s'ajoutait la divine magie de la lumière d'or, qui perçait la voûte des cathédrales de la hêtraie. Des ruisseaux, aux eaux calmées, bruissaient doucement sous la fraîche futaie, parmi les roches de clair granit, recouvertes de la verte cascade des mousses.
Et, sous ce brusque vent d'automne soudain levé, et qui faisait pleuvoir la feuille dorée sur les promeneurs aveuglés, l'épais tapis du sol des forêts semblait se mouvoir, dans le spasme qui précède les grands bouleversements.

Des profondeurs du feuillage sans cesse foulé, semblait se lever une houle qui en crevait la surface incertaine, incessamment parcourue de la poussière d'or des débris les plus légers, poussés par les derniers vents chauds de l'automne. Alors, dans ce ressac permanent du sein des forêts, les voyageurs promenaient un soulier vague, grisés par le spectacle de la mer infinie des feuilles, qui craquaient sous leurs pas.

Puis, brusquement, au saut du dernier talus, on posa son pied sur le ruban de goudron. Surpris de la soudaine platitude du serpent des montagnes, qui faisait si bel accueil au soulier, il fallut se rendre à l'évidence, la belle échappée se terminait là, et la voiture, patiemment, attendait...

JCP

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Pas de carte

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Malgré les préceptes anarchiques évoqués plus haut, les images sont présentées dans l'ordre chronologique de la randonnée.

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Cascade d'Ars

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Les dernières colchiques attendent le soleil de midi pour s'ouvrir.

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Il suffit de passer le col ...

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Proverbe occitan:

Il n'est de rose si jolie qu'elle ne devienne un jour gratte-cul ...

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Étang de Guzet

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Étang de Guzet

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Sous la hêtraie

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Au premier plan: des fougères, roussies par la chaleur excessive de cet automne et le manque d'eau, même en altitude ...

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A l'ombre ...

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Aulus les Bains

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FIN

JCP


Comme à l'habitude, l'auteur de ce blog décline toute responsabilité quant aux éventuels accidents survenus avant, pendant et après la lecture de ce récit ...


06 octobre 2008

Les étangs de Fontargente

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Association pour la Connaissance et la Contemplation des Montagnes

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Les étangs de Fontargente, Ariège, lundi 6 octobre 2008

Au départ de la retenue de Laparan, près d'Aston

Jamais atteints malgré huit heures de marche sans repos ...

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Les Étangs de Fontargente, ou "Le Tortueux Chemin du Lièvre de Race"

"Les étangs de Fontargente": Voilà qui sonne à l'oreille comme mille carillons d'argent, dans le fracas des eaux de cristal que le soleil dore, pare de ses diamants pour, enfin apaisées, emplir de leur bleu infini la palette du peintre.

Pourtant ici ces eaux, admirables soient-elles, pâtissent hélas d'un accès trop aisé auprès du montagnard au mollet déjà dur. Ici l'on monte en famille, sans façons, et parfois même à l'issue du repas dominical, afin d'y simplement trouver meilleure digestion, auprès des cimes et des eaux calmées.
Certains affirment même que des nourrissons ariégeois y auraient été observés, trempés sans ménagements par leur mère dans ces eaux aux propriétés inouïes.

C'est ainsi que, pour ne point rougir de telle facilité, les lièvres des montagnes ajoutent quelque parcours tortueux à la promenade, filant déjà à l'heure des herbes blanches. Aussi les voit-on, au mépris du sentier tracé, s'élancer vers les espaces, les cirques infinis, les vires aux fleurs inconnues, la roche rouge et les lacs cachés - aux eaux parfois bien troubles.

De leur pas assuré, dédaignant le promeneur qu'ils pousseraient à l'abîme, oublieux des grands étangs bleus au matin convoités, il arrive que ces arrogants se trouvent fort dépourvus, tout au bout de leur course folle, trop loin du sentier dédaigné. Alors, tremblants devant le précipice à contourner, chutant dans les herbes aigües, le pied abandonné au sournois rhododendron, piétinant la myrtille et s'écorchant au rocher, les prétentieux égarés perdent beaucoup de leur superbe.
Convaincus encore et toujours de la proximité de l'hypothétique sentier, désormais reconnu salvateur, la faim au ventre, la gorge sèche, rompus et défaits, ces présomptueux humiliés par la Nature elle même, ne voient plus leur salut que dans l'acceptation de la défaite, à la reddition sans condition aucune.

Et c'est alors qu'on les voit, la tête basse et le pas devenu modeste, envier même le triomphe du promeneur qui, lui, a vu et touché les eaux bleues, là, juste au dessus de leur tête, au bout de ce sentier bien trop court pour le lièvre de race, mais qui pourtant, conduisait si aisément aux merveilles...

Mais il en est de l'animal comme de l'homme, et les obstinés souvent retournent sur le lieu des grandes défaites, afin d'y tirer leçon ... et d'y ourdir le plan de futures et infinies victoires...

Jean-Claude

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Pas de carte

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Longtemps cherchée, jamais trouvée, la passerelle "en bois" du point "2" !...

On préfèrera donc, pour ce qui concerne la montagne pure, se fier à des ouvrages conçus par des montagnards, pour les montagnards ...

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Serait-ce ce Vignemale en miniature qui fascina les randonneurs, au point de les attirer à lui, irrésistiblemnent ?...

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Premières neiges ...

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Étangs de la coume de Varilhes: ces étangs, remarquables soient-ils, n'étaient pas le but de la longue randonnée vers ces contrées incertaines, plus loin que les frontières du risque et de la peur !...

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Grand étang de la coume de Varilhes

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Les colchiques, annonciatrices de la fin inexorable de l'été

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Chevaux Mérens

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Laparan turbiné jusqu'au fond par EDF, La Riète, situé plus bas, était encore plein.

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Pour les curieux, voici un article sur les étangs de Fontargente, issu d'un site ami:

http://pagesperso-orange.fr/bernard.bohn/html_montagne/fontargente.htm

FIN ... provisoire ...

JCP


Comme à l'habitude, l'auteur de ce blog décline toute responsabilité quant aux éventuels accidents survenus avant, pendant et après la lecture de ce récit ...


Posté par Vigane à 00:18 - 0005 - RANDONNÉES ARIÈGE - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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