Le Soulier Voyageur

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28 septembre 2008

la brèche et le taillon (pyrénées centrales)

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Association pour la Connaissance et la Contemplation des Montagnes

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La Brèche de Roland et le Taillon (3144 m.) en 2 jours, avec nuitée au refuge des Sarradets (2587 m.), vendredi 19 & samedi 20 septembre 2008.

Météo: exceptionnelle.

Partants: 3

Survivants: 3

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Les merveilles ne lassent pas.


Mille visites rendues à ce lieu enchanteur n'atteindraient jamais le fond de notre envie, celle d'y retourner, au mépris de nos semelles et de notre fatigue.

Classé depuis peu au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, le massif calcaire de Gavarnie / Mont Perdu n'a pas usurpé cette distinction. Visité de tous les montagnards d'Europe, avec une assez large dominante espagnole, les langues en vigueur y sont le plus souvent celles des deux pays frontaliers.

Cette course de haute montagne, au dénivelé de 950 mètres aisément faisable dans la journée, vaut bien qu'on s'y attarde plus, en dormant au refuge des Sarradets, 2° plus plus haut refuge gardé des Pyrénées. Alors, on pourra pleinement s'imprégner de toute la magie de ce lieu, qui n'a pas son pareil pour vous séduire. Clair de lune et lever de soleil sur les murailles du cirque de Gavarnie ont quelque chose d'irréel, de grandiose, de lunaire ... et ne s'oublie pas.

Et si par chance vous asssistez au vol en piqué des chocards à la brèche, si vous apercevez les marmottes traînant leur ventre gras autour du refuge, la fugitive hermine sauter de rocher en touffe d'herbe, et le grimper matinal des isards au pic des Sarradets, vous souhaiterez vous attarder en ces lieux plus qu'une courte journée.

Pourtant cette ascension réputée facile ne saurait se faire au pas de course. Car même si le Taillon figure parmi les 3000 m. les plus accessibles de la chaîne "une fois l'itinéraire entièrement déneigé" selon l'expression des topo-guides, ceci est rarement le cas. Outre les glaciers à la taille désormais modeste, des chutes sporadiques de neige soumises alternativement à la fonte, puis au gel, présentent un réel danger sur ces pentes raides.
Par ailleurs, les falaises exposées plein sud au soleil de l'Aragon, à l'issue d'une nuit de gel, se délitent spontanément en de dangereuses chutes de pierre, aux heures les plus chaudes
de la journée.
Il est même un inoffensif torrent dont les pierres peuvent se voir recouvertes de glace dès le moindre gel. Même équipé d'une chaîne, ce passage demande alors quelque attention.

Ces conditions étant connues et acceptées, on peut alors, correctement équipé, s'adonner à la contemplation de toutes ces merveilles, et ceci dès que l'on a quitté le parking, non loin du col de Boucharo (Bujaruelo pour les Espagnols).
Cette portion de route goudronnée a été  soustraite à la nuisance humaine par l'homme lui même, comme de nombreux autres lieux des Pyrénées. Ici pour deux raisons: la protection de la nature d'une part, et la protection de l'humain d'autre part.
En effet, l'accès à ce site de haute montagne, plutôt bref, jugé à tort par certains comme aisé, voit passer trop de promeneurs ignorants de la montagne. Ainsi ce lieu, très fréquenté, bat le triste record d'être le plus meurtrier de la chaîne.

A peine quittée la vallée de Boucharo, vouée depuis toujours à l'élevage des ovins, l'univers devient exclusivement minéral, l'arbre y est absent, le brin d'herbe rare. Mais quel minéral !
Ce massif de calcaire, dont la formation alimente encore les discussions des spécialistes, présente une incroyable variété de formes et de couleurs. Des laquets ajoutent de-ci-de-là leur touche d'émeraude et de saphir à ce tableau estival, ponctué de neiges éternelles et de glaciers, éblouissants sous le soleil.

Le regard est saisi dès le col des Sarradets où, soudain, apparaît le refuge, bâti on ne sait comment sur ce piton rocheux, sans doute posé par la main même de quelque dieu. Mais c'est en levant les yeux, pris de vertige, le souffle coupé, que l'on prend toute la majesté et la dimension de ce site: les hauteurs du cirque de Gavarnie, où les plus hauts sommets de la chaîne vous contemplent et vous défient de leur froid regard de pierre. Arrêtés là un moment, le refuge rassurant à portée de main, le temps ne compte plus. On s'agglutine. Les plus érudits, dans toutes les langues, le bras tendu, nomment doctement les sommets, leur altitude, leur degré de résistance au soulier le plus vaillant ; enfin, on s'en déclare vainqueur en haussant le ton, si tel fut le cas.

Mais c'est la légendaire brèche de Roland qui concentre regards et commentaires ; c'est elle, et elle seule, qui détient le pouvoir, par sa porte grande ouverte, de vous laisser passer de l'autre côté, vers cette merveilleuse province espagnole qu'est l'Aragon. Car c'est de ce côté-ci, et non en France, que tout se passe: les murailles trop verticales du cirque français n'offrent pas accès au montagnard, réservées qu'elles sont aux plus chevronnés des escaladeurs.

C'est connu, les refuges de haute montagne ne proposent qu'un confort modeste, c'est ici le cas. Qu'on n'y attende pas la douche ou le sanitaire de ville, ici tout est en accord avec le milieu: austère. Pourtant on s'y bouscule, et il n'est pas rare qu'on y affiche complet deux mois à l'avance, au moins pour les samedis soir.
Ici, la vue sur la brèche frappe le visiteur. Cette gueule de mauvais géant, pourtant privée de dentition, semble vomir tous les cailloux de la terre en direction du refuge, se promettant bien de l'y engloutir définitivement au prochain spasme. Et, quittant le lieu inhospitalier, on se dit qu'ayant survécu cette fois à l'avalanche, peut être alors reviendra t'on ... Il en est ainsi du montagnard...

Passant alors cette porte qui laisse voir mieux que tous les paradis, dans ce courant, où tous les airs se sont réunis pour repousser le curieux, on s'arrête pourtant, figés et contemplatifs, addossés à l'inconfortable roche. On veut tout voir, les cous se tendent, les têtes tournent, les bras montrent le grandiose, l'infini, embrassent tout le bleu de l'éther des lointains, le vert du flanc des canyons, le gris blafard des monts de la lune. Ici, un laquet gelé au bleu de banquise, perle au milieu de cet océan de tous les gris, attire l'oeil. Puis, ce sont ces strates jamais vues, qui découpent d'argent ce sommet mammaire, sujet de tous les émois, parmi les lambeaux de glacier, et les amas de cette neige têtue, qui n'a pas cédé à l'ennemi, solaire soit-il. Et là, dans ce lointain que le regard caresse, au mépris des gris, au mépris des noirs réunis, une montagne toute autre étale ses ocres les plus flamboyants au soleil d'Espagne.

Alors, atteints de la fièvre des conquêtes, tous s'élancent à l'assaut de ces beautés, espérant promptement les embrasser de leurs bras pourtant trop courts. La poussière jaillit, le caillou vole, dans le tic-tac effréné des pointes d'acier fermement tenues.
Mais bien vite le pas ralentit, le souffle devient court, le muscle oppose tous les refus, dans l'impatiente fébrilité de cette approche, ici ralentie d'un mauvais rocher, là de la maleroute vers la glace ou vers l'abîme.

C'est enfin que, n'y croyant plus, le dernier pas voit mourir son élan au sommet, celui longtemps rêvé sur les cartes. Alors sans tarder on se congratule, s'embrasse tous sexes confondus, dans l'étreinte des grandes victoires, tardant même à se vêtir sous le froid des altitudes. Le bras, désormais tendu vers le bas, trouve ici le repos. Et la parole, raréfiée par la montée, se libère à l'altitude que l'aigle n'atteint pas, dans les exclamations les plus jubilatoires. Les déclencheurs d'images, trop sollicités, voient même leur réserve tarir, anéantie par le vent glacial des sommets qui rougit les faces, engourdit les mains ; on s'abrite, on nourrit le corps, un temps oublié dans la contemplation.

Alors, retardant ce moment de tous les prétextes, c'est à contre-coeur qu'il faut s'arracher à la contemplation du grandiose, de l'infini, du suprême, jeter à nouveau la bretelle familière sur l'épaule, empoigner le bâton réglé plus long, redescendre.

Bien des passages, anodins à la montée, ne le seront plus en descente, et c'est comme le chat grimpé trop haut qu'il faudra bien souvent les aborder, réprimant même quelque miaulement...

De retour au refuge, les commentaires iront bon train de récits bonifiés, de mérites parfois allongés pour les besoins du narrateur, qui ne saurait conter le banal devant la tablée cosmopolite où, étonnamment, l'anglais parle espagnol, devant le pichet de vin ...

Jean-Claude

P.S. :  L'auteur a volontairement insisté sur les dangers de la haute montagne, afin d'écarter toute éventuelle responsabilité personnelle en cas d'accident survenu avant, pendant, et après la lecture de cet article ...

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Le départ se fait sur le parking noté "P" en bleu, en direction du port de Boucharo.

Pas de carte

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Les photographies sont présentées suivant l'ordre chronologique des deux journées

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L'ancienne route du port de Boucharo, désormais livrée à la nature.

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Montée vers le col des Sarradets

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Sommets du cirque de Gavarnie et refuge des Sarradets, vus du col des Sarradets

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Le Marboré, plus haut sommet du cirque

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La brèche, vue de l'intérieur du refuge

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Son Altesse Sérénissime Le Vignemale, lever du jour (7 h 30), depuis le col des Sarradets

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La brèche, 7 heures 15, samedi

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Panoramique du site de la brèche de Roland (4 photos assemblées)

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Maleroute caractérisée, demi-tour prudent.

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Au centre: le pic des Sarradets

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Derrière la brèche, direction: le Doigt

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La Fausse Brèche et le Doigt

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Le Doigt

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Photos suivantes: depuis le sommet du Taillon (3144 mètres)

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Son Altesse Le Vignemale depuis le Taillon

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... Et c'est du Numérique ...!

(Seul le photographe comprendra cette remarque...)

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Je vois plus ma bagnole ...!

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Crête sommitale du Taillon (3144 m.)

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Cañon d'Arrazas, d'Añisclo ou d'Ordesa ...?

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Vers le sud...

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Sommet du Taillon

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Restauration sommitale et contemplative.

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Vers le sud...

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Col des Sarradets, vu du Taillon

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Au centre: le Doigt, vu du Taillon

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Le Taillon, vu depuis le Doigt

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La Fausse Brèche et le Doigt

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Attention, on ferme !

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La brèche de Roland et le Casque

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Tuyau de captage du refuge (eau non traitée, prévoir pastilles purificatrices)

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Pic des Sarradets et refuge du même nom

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Le Marboré et le départ de la grande cascade (plus de 400 m. au printemps)

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Refuge des Sarradets (65 places)

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FIN

JCP


Comme à l'habitude, l'auteur de ce blog décline toute responsabilité quant aux éventuels accidents survenus avant, pendant et après la lecture de ce récit ...




03 septembre 2008

Le Petit Vignemale (3032 m.)

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Association pour la Connaissance et la Contemplation des Montagnes

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A la demande d'un visiteur de ce blog, voici quelques renseignements pour "faire" le Petit Vignemale (3032 m.):

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Le petit Vignemale est le 3000 m. le plus facile des Pyrénées, avec le Taillon (Gavarnie). Il offre cependant des vues remarquables sur le grand glacier d'Ossoue (hélas en retrait comme les autres...) et sur les vallées avoisinantes, comme celle de Gaube.

Aucune difficulté technique, piolet inutile une fois l’itinéraire entièrement déneigé.

Chaussures grande randonnée, bâtons et vêtements d’hiver en toute saison habituels.

2 façons de le faire :

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1 – Dormir au refuge des Oulettes de Gaube :

http://www.pyrenees-pireneus.com/refuge_des_oulettes_de_gaube.htm 

http://www.pyrenees-refuges.com/fr/affiche.php?numenr=239 

Depuis Cauterets, monter en auto au Pont d’Espagne, se garer obligatoirement sur le parking payant sous peine de contravention.

Prendre le téléphérique du lac de Gaube (se renseigner sur l'heure de fermeture pour le retour...), rejoindre le lac (10 minutes env.), que l’on contourne par la droite (on peut aussi monter à pied depuis le Pont d'Espagne).

Continuer sur le sentier jusqu’au refuge (2-3 heures env.). Peu avant le refuge un énorme cairn signale le sentier des lacs Chabarrou qu’il faut voir si on dispose d’une paire d’heures supplémentaires, pas de difficulté.

Dormir au refuge, le lendemain, prendre le sentier qui s’élève d’abord doucement vers la gauche, qui mène à la Hourquette d’Ossoue (col) et au Petit Vignemale.

Retour par le même chemin.

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2 - Dormir au refuge de Bayssellance :

http://refuge.bayssellance.free.fr/ 

http://www.pyrenees-pireneus.com/refuge_de_bayssellance.htm

Depuis Gavarnie, aller en auto jusqu’au lac et barrage d’Ossoue (mauvaise route, il se peut qu’on doive se garer bien avant).

Contourner le lac par la droite et s’élever en direction du Vignemale, que l'on aperçoit. On passe devant une des grottes Russel, puis on arrive au refuge où l’on passe la nuit. (Plus haut refuge gardé des Pyrénées, rénové)

Le lendemain, direction la Hourquette d’Ossoue et le Petit Vignemale, que l’on atteint très rapidement (moins de 2 heures).

Retour par le même chemin.


Les deux itinéraires sont intéressants (le mot est faible !).

Si l'on dispose de 2 autos, une au barrage d'Ossoue, l'autre au Pont d'Espagne, l'idéal serait: Ossoue - Bayssellance (nuit) - Petit Vignemale - Pont d'Espagne, à méditer...


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Réservation indispensable pour ces 2 refuges très fréquentés qui fournissent en plus de la nuitée et des repas des casse-croûtes à emporter, intéressant si on veut partir léger.

Demander la demi-pension (forfait repas du soir, nuitée, petit déjeuner)

Couvertures et oreiller fournis, emporter un simple « sac à viande », en vente dans tous les magasins de sport (le modèle soie est ultra-léger et très confortable).

Les 2 trajets sont faisables dans la journée pour les vaillants (très fort dénivelé), mais c’est tellement mieux sur 2 jours !

Bonne balade et ... champagne au sommet !

Jean-Claude


L'auteur de ce blog ne répond pas des accidents survenus avant, pendant et après l'exécution des randonnées décrites !


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