29 janvier 2009
Opérator
La Main Bobo
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Brandisseur du verre trinqueur,
Le bras droit, très fort aux liqueurs,
Pour cette fois est épargné,
Et le gauche s’est résigné.
Ainsi, l'homme en blanc, dès demain,
En bon réparateur de mains,
Dira voyons donc ce poignet,
Je le vais ainsi besogner.
Après bien courte souffrance,
La main trouve neuve jouvence.
Alors pas plus tard que demain,
Prenez encor garde à la main !
JCP
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19 janvier 2009
Le Soulier voyage au pays du thé
En attendant le bon vouloir du Soulier Voyageur, et qu'il accepte de reprendre enfin sa course, voici la légende chinoise de Tie Guan Yin, la déesse de fer, connue de tous les Chinois, petits et grands.
Car savez-vous, en ce moment, ce poltron de Soulier se cache sous l'armoire, le dos au mur et menace de mordre, tous crampons dehors, dès que l'on tend la main vers lui, prétextant qu'il ne ferait pas un temps à mettre dehors un honnête soulier comme lui. Enfin, il déclare tout net que l'humidité ne lui vaut rien, ses lacets allongent, sa tige souffre, ses crochets oxydent et ses crampons, pourtant du meilleur élastomère, craignent les frimas ! Brossez bien vos souliers, montrez vous aimable et généreux avec eux, ils mordront la main tendue lorsque vous aurez besoin d'eux ! Cette leçon est à méditer, car l'homme ne sait marcher sans cet attribut de cuir qui, il faut le dire, ne lui rend pas le soin qu'il lui donne: cors, ampoules et durillons sont le mode de remerciement de cette engeance ! Et que les psychologues de la semelle ne déclarent pas tout net que, voyez-vous, ces pauvres souliers, sont mésestimés, exploités, enfin il y a mépris du crampon - et ce comportement de légitime violence n'est qu'un message fort auprès du marcheur, visant à le conduire à un comportement plus raisonnable ! Qu'on ne s'étonne pas, dans ces conditions, de ces trsites visions de souliers abandonnés à une mort certaine sur le bord des routes, et à l'inexorable croissance de la criminalité chaussuricide dans notre pays !
Déplorable attitude de la chaussure d'aujourd'hui ...

Mais revenons en à notre conte, qui se passe en Chine, aux premiers siècles de notre ère, en un temps ou le soulier, encore peu répandu, présentait un comportement fort civil, et pour tout dire, aimable.
Whei, pauvre cultivateur de thé de ce petit village perdu dans le Fujian, dans l’insomnie d’une longue nuit d’été, se rendit déposer son offrande aux pieds de la déesse, comme il le faisait parfois, et se recueillit avec ferveur. Au terme d’une longue méditation, il se leva, posa la main sur la statue de fer, et se mit à pleurer à chaudes larmes en voyant l’état de la pauvre Guan Yin, qui n’était plus que rouille. Alors la déesse, touchée par tant de compassion, s’adressa à Whei, et lui désigna, derrière les tristes ruines du temple qui ne l'abritait plus depuis longtemps, un lieu où se cachait un trésor. Et ce trésor était tellement important qu’il se devrait de le partager avec tout le village, ce qu’il promit. Emu, un peu effrayé, il ne trouva derrière les ruines du vieux temple qu’un modeste théier. Déçu du peu, il transplanta pourtant ce théier et le soigna mieux que le fils qu’il aurait tant aimé avoir. Il le reproduisit de boutures et en planta son champ, pour obtenir un thé dont les saveurs exceptionnelles étaient tellement développées, que l’on pouvait faire de nombreuses infusions sans qu’il ne perde son goût ! Un riche marchand, ayant entendu parler du thé de Whei, vint le voir, goûta le thé, acheta toute sa récolte et lui donna beaucoup d’argent.
Alors, tenant sa promesse, Whei donna toutes les graines de ses théiers alentour et, comme lui, tous les cultivateurs de la région devinrent très riches. Et c’est alors que Wei fit restaurer de très belle façon le temple de la déesse de fer, sur laquelle plus jamais il ne plut. Il appela alors son thé « Tie Guan Yin », le thé de la déesse de fer de la miséricorde. Whei vécut longtemps et eut de nombreux enfants, le premier fut le fils qu’il avait tant souhaité, et qui, à son tour, promit à son père de bien veiller sur le temple de la déesse, à qui l’on devait tant ...
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... Et depuis ce temps là, dans le Fujian, les producteurs de cette variété de thé oolong ne se plaignent pas de leur sort ... car ce thé est l'un des grands crus chinois les plus appréciés ... et les plus chers vendus.
Plus prosaïquement, le Tie Guan Yin n'est Tie Guan Yin que s'il est produit suivant un procédé bien précis, comme c'est le cas pour tous les thés ... Mais on peut tout de même penser qu'à l'issue de sa profonde méditation devant la déesse de fer, ce cultivateur tenait la recette, qu'il n'aurait sans doute pas trouvée en un autre lieu...
En savoir plus sur le Tie Guan Yin:
http://voyageduthe.canalblog.com/archives/20000___les_thes_oolong__oxydation_basse_/index.html
En savoir plus sur le thé et les thés:
http://voyageduthe.canalblog.com/
JCP
18 janvier 2009
Blog à nouveau honoré ...
"Le Soulier Voyageur" à nouveau honoré d'une distinction Canalblog...
...Malgré que le vigoureux Soulier se soit plutôt mué en pantoufle molle, en ces rigueurs hivernales humides et froides qui vous transpercent les ossements...
C'est promis, dès que la météo le permettra à nouveau, j'écrirai rien que pour vous et pour vous seuls, les articles les plus succulents et imaginatifs qu'il me soit donné de produire, de mon meilleur clavier - dit-on encore plume ?. Mais par fierté déontologique, je ne saurais (quoique...) décrire une randonnée imaginaire dans un pays merveilleux, sans l'avoir faite, et en présenter au moins quelques preuves photograhiques, grises et dégoulinantes de pluie soient-elles ...
JCP

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JCP
02 janvier 2009
2009
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