Pollution, pesticides, prédateurs invasifs (frelon asiatique notamment), les insectes pollinisateurs se raréfient dans nos campagnes. Or, plus de 70 % des arbres et des plantes utiles à l'alimentation de l'homme nécessitent leur intervention pour fructifier suffisamment.

Il est facile, même dans le plus modeste des jardins, de venir en aide à certains de ces insectes qui travaillent pour nous en facilitant leur reproduction, comme :

- L'abeille sauvage (plusieurs espèces), qui vit solitaire et ne fait pas de miel.

- Le bourdon.

- Le syrphe, reconnaissable à son vol stationnaire à la manière du colibri.

- Diverses variétés de mouches.

 

La réalisation de pondoirs pour - notamment - les abeilles sauvages, est on ne peut plus simple :

Bourrer une boîte de conserve assez profonde (boîte de 1Kg parfaite) d'un panaché de tiges de bambou ou de roseau hors noeuds dont l'orifice fait de 3 à 15 mm. de diamètre. Le bout caché est en contact avec le fond. La tige de sureau est également très appréciée (ne pas retirer la moëlle, l'insecte creusera lui-même son orifice au bon diamètre.

Installer cette boîte horizontalement, ouverture vers l'est, le sud-est ou le sud à une hauteur de 1,50 à 3 mètres en un lieu abrité et sec (avancée de toit idéale).

Par exemple ainsi :

IMG_3442 copieCOMP 680

IMG_3443 copieCOMP 680

 

 

L'insecte repère un "tube" de diamètre adéquat (il est important de lui assurer la variété de dimension comme dit plus haut), le bourre d'herbes sèches, y pond et l'obstrue avec de l'argile (ci-dessous).

IMG_3453 copieCOMP 680

IMG_3454 copieCOMP 680

 

 

 

Vue d'un tronçon de bambou fendu occupé l'année précédente (abeille sauvage ?) :

IMG_3458 copieCOMP 680

 

 

Il est aussi possible de réaliser un pondoir par forage comme ci-dessous. Cependant, le travail représenté est plus conséquent, et nécessite l'achat de mèches à bois suffisamment longues, notamment dans les petits diamètres - les trous devant présenter une profondeur d'une douzaine de centimètres minimum.

IMG_3459 copi6801e

 

Syrphe sur fleur de cactus (deux echinopsis)

IMG_2281 copie SYRPHE copie

 

 

 

IMG_2329 copieCOMP

 

Le bourdon est le pollinisateur le plus précieux aux cultures fleurissant dès les premiers jours du printemps, car il est le premier à paraître. Pensons notamment aux fèves - semées, comme ici dans le sud du pays, en octobre.

Tout aussi aisée, la réalisation de pondoirs pour ce gros insecte est cependant très différente :

Bourrer un pot en terre de 25 cm de diamètre muni d'un orifice (le modèle standard) de paille sèche ou-et de feuilles sèches (tasser modérément).

L'enterrer retourné en un lieu sec (sud ou sud-est) en le laissant dépasser d'environ 5 cm du sol.

Le recouvrir d'une plaque assez large pour le protéger de la pluie en laissant env. 5 cm. entre pot et plaque.

Comme ceci par exemple :

 

IMG_3445 copieCOMP 680

 

 

Recouvert d'un dessous de pot d'une cinquantaine de centimètres de diamètre. Une ardoise, un carreau de dallage, une pierre plate ou une planche font l'affaire.

IMG_3444 copieCOMP 680

                                                 A moins de les provoquer délibérémment, ces insectes, y compris le bourdon, ne sont pas d'un naturel agressif. Mais il est néammoins conseillé de placer les pondoirs en un lieu peu passager, ceci autant pour éviter l'improbable piqûre que pour assurer la nécessaire tranquillité de l'insecte "pendant les travaux".

 

 

Jyssépé