27 décembre 2007

les bâtons de randonnée

BATONS

Ces importants accessoires, qui vont toujours par deux, sont d'apparition relativement récente et il y a seulement une dizaine d'années qu'ils font partie intégrante de l'équipement du montagnard et du randonneur.
Amenés à la montagne en été par les Nordiques qui les utilisent au quotidien en hiver, ils ont été longtemps dépréciés dans notre pays et même symbole de déficience physique, voire de grave manque viril pour l'homme ...

Utilisés déjà pour les approches himalayennes, ils sont désormais unanimement adoptés, sachant que leur efficacité amène, chiffre généralement admis, un gain en effort d'environ 20% correctement utilisés.
La médecine du sport y reconnaît un allègement de la charge appliquée à la colonne vertébrale par le sac ainsi qu'un allègement de la charge et des chocs supportés par les genoux en descente.
On peut de plus considérer les bâtons comme un élément de sécurité capable d'éviter la chute.

Les bâtons de randonnée se présentent sous un aspect très proche des bâtons de ski, excepté leur construction en trois brins, une rondelle plus petite, ou deux rondelles (été - hiver), et enfin une pointe résistante et adptée au milieu montagnard.
Certains modèles sont amortis par un ressort afin d'éviter fatigue et tendinites en milieu exclusivement rocheux ou glaciaire, fréquent en montagne, mais aussi sur route.

Les éléments à vérifier lors de l'achat sont:

- Leur longueur et la taille de la poignée (homme ou femme - enfant)

- La présence de l'amorti s'il est souhaité.

- La matière de la pointe qui doit être impérativement en carbure de tungstène et non en acier trempé, largement insuffisant sur roche et sur route.

- Les pointes dont l'extrêmité est creuse présentent la meilleure adhérence sur roche à forte déclivité.

- Le confort, l'ergonomie et l'adhérence à la main (caoutchouc, plus récemment liège de meilleur confort) de la poignée. Certains matériaux sont peu agréables à la main, ou se délitent au fil des ans.

- La pièce de plastique portant la pointe présente sur certains modèles une certaine souplesse limitant le risque de chute en facilitant l'éjection lors du coïncement entre deux rochers, sur pierrier par exemple.

Ci-dessous: détail d'une pointe carbure creuse.

DSC05573_copie

En utilisation:

- La dragonne passée autour du poignet peut provoquer une chute si l'extrêmité du bâton se coïnce entre deux rochers, il est déconseillé de l'utiliser, on peut la retirer.

- Resserrer les noix expansibles de temps à autre afin d'éviter les chutes en descente lorsque le poids entier repose sur les bâtons ou mieux: préférer le serrage des brins par cames, plus efficace, réglable et sûr.

- Régler les bâtons plus courts en montée qu'en descente.

- Veiller à ne pas allonger le bâton au delà du trait "stop" sur la tige, un accident par rupture est possible.


- Adopter une démarche avec poussée alternée sur chaque bâton en imitant celle des quadrupèdes...une certaine habitude doit être acquise pour en ressentir l'efficacité.

Prix: de 40 à 200 Euros

Bonne bastonnade !   Jean-Claude

Sujets déjà traités:

- Les chaussures

- Les chaussettes

- Les guêtres

 

 

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les guêtres

Faisant suite aux articles d'initiation sur les chaussures et les chaussettes, voici un article sur les guêtres, protégez vos pieds !

GUETRES

L'usage des guêtres s'impose pour la marche et l'ascension dans les situations suvantes:
- Dans la neige, en interdisant sa pénétration dans les chaussures et protégeant du froid.
- Sur la glace, en complément des crampons pour limiter le rayonnement du froid et la pénétration des éclats de glace à l'intérieur des chaussures.
- Sous la pluie, évitant le ruissellement de l'eau le long des jambes jusqu'à l'intérieur des chaussures.
- Dans l'herbe mouillée pour les mêmes raisons que précédemment.

Constitution de la guêtre:
- Un corps de nylon avec fermeture éclair latérale.
- Une ceinture élastique sous le genou pour en assurer le maintien.
- Un crochet en bas et à l'avant pour l'assujettir au lacet de la chaussure, interdisant la remontée de la neige.
- Un câble d'acier à passer sous la semelle interdisant la remontée de la guêtre. Ce câble, de type câble de frein de vélo est interchangeable sur les bons modèles.

Les bonnes marques de guêtres proposent généralement 3 tailles.
Les meilleures sont fabriquées dans un tissu nylon "Goretex" censé permettre une meilleure respiration.

Prix:  de 25 à 90 Euros.

Articles d'initiation précédents: Les chaussures, les chaussettes.

Prochain article d'initiation: les bâtons de randonnée.

Gardez vos pieds au sec !     Jean-Claude

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16 novembre 2007

liste randonnée à la journée

Bien utile pour ne rien oublier, ne pas se gâcher la journée et la passer en toute sécurité, une liste pense-bête à télécharger, modifier à volonté (Excel), imprimer - et ne pas laiser au fond du tiroir en préparant son sac...

Comme à l'habitude, afin de confondre le lecteur inattentionné, une erreur s'est glissée dans cette liste, qui la signalera sur le premier commentaire à cet article ?...

LISTRANDO_1J

Télécharger le fichier Excel, 1 clic ci-dessous:

LISTRANDO_1_JOUR

Prochains articles prévus, en plus des comptes-rendus des randonnées du lundi: Les guêtres, Les bâtons de marche, Randonnée photo aux 15 sols et à l'Île Pecette, Descente jusqu'au tumultueux delta de l'Aussonnelle, Randonnée de 3 jours autour du Vignemale, L'étand de Roumazet aux premières neiges, etc, etc ...

Il existe aussi une liste pour plusieurs jours de randonnée, parution sur simple demande jointe à un commentaire.

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09 novembre 2007

les chaussettes

CHAUSSETTE_11

Les chaussettes, trop souvent négligées, peuvent être source de fortes déconvenues qu'on imputera à tort aux chaussures.
C'est l'apparition d'une ampoule qui est le plus à redouter, si on peut s'en accomoder au cours d'une randonnée à la journée en posant un simple pansement, elle devient prohibitive sur plusieurs jours et les habitués des longues traversées pyrénéennes ou du chemin de St. Jacques la redoutent, certains ont dû abandonner leurs projets mal préparés à cause d'elle.

L'apparition de l'ampoule, soulèvement de la peau avec interposition de liquide provient essentiellement du frottement de la chaussette sur la peau, aidée par un point dur de la chaussure ou une couture interne trop apparente.

Les premiers critères à prendre en considération sont donc l'achat de chaussettes à la fois confortables, à la surface interne non agressive et ne provoquant pas d'allergie.

Contrairement à ce que préconise une large majorité de vendeurs essentiellement rencontrés chez les enseignes les plus populaires, les textiles dits "modernes"  n'offrent aucune garantie excepté leur esthétique qui ne saurait être confondue avec leur confort...
Ces produits dits aussi "de très haute technicité" et réalisés avec les "fibres les plus modernes" s'apparentent à de fines socquettes et n'offrent guère plus de protection, ils sont par ailleurs systématiquement d'origine chinoise, offrant de ce fait une marge bénificiaire importante à ceux qui les vendent.

CHAUSSETTE_1La véritable chaussette de randonnée et apte à la haute montagne, fruit de l'expérience et non du marketing a lentement évolué depuis des décennies et se présente généralement sous cet aspect:
- Assez haute pour couvrir le mollet et le protéger du froid, interdisant par là même une descente "au fond des talons" par opposition à la socquette ...
- Le pied est fait de "pure laine naturelle peignée bouclette", un matelas épais et confortable doublé d'une absence d'allergie pour la peau. Il y a des renforts sur les points les plus sollicités.
- La tige est en épais "coton peigné bouclette", plus résistant et exempt d'agressivité pour la peau. Ces matériaux naturels ont fait leurs preuves et n'ont jamais été dépassés en confort pur, tous les vendeurs à la tendance commerciale bien orientée n'y pourront rien, sinon peut être tenter de vous convaincre du contraire ...

CHAUSS_4

Il est par ailleurs une façon très efficace de lutter contre l'apparition d'ampoules qui consiste à porter sous les chaussettes et donc contre la peau des "mi-bas opaques en Lycra" parfois appelés "Trotting socks" selon l'origine et que l'on trouve aux rayons bas pour dames. Ces bas (certains préfèrent la soie naturelle) ont la propriété d'une part de faire corps avec le pied et d'autre part de laisser la chaussette glisser sur eux, il n'y a plus dCHAUSSETTE_2e frottement direct sur la peau et la probabilité de la formation d'ampoules réduit considérablement ou disparaît: essayer c'est adopter !

Notons ici que les meilleures chaussettes, même additionnées de ces bas ne compenseront tout de même pas l'agressivité de mauvaises chaussures ou de chaussures insuffisamment rodées, même si elles limiteront un peu les déconvenues...

BAS

Certains fabricants proposent par ailleurs des chaussettes dites "double épaisseur" censées lutter contre ce fléau du randonneur que sont les ampoules, elles sont généralement inefficaces du simple fait que les matériaux sont identiques pour les deux couches, ce qui ne permet pas le glissement du bas Lycra ou soie dont nous venons justement de parler ...

Tout ce qui précède n'est qu'une vision issue de mon expérience personnelle de la chaussette, vos commentaires sur ce sujet seront les bienvenus, vous avez peut être une approche différente ... ou des anecdotes à raconter et aptes à nous fournir un éclairage nouveau sur les ampoules !

Prochain article:  les guêtres

Article précédent: les chaussures (voir article du 2 Novembre 2007)

Jean-Claude

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03 novembre 2007

En savoir plus sur l'équipement du randonneur (1)

Une série d'articles concernant l'équipement du randonneur et plutôt destinée aux débutants, aujourd'hui, les chaussures, vous n'iriez pas pieds nus, n'est ce pas ?

CHAUSSURES_1_1

L'achat primordial auquel on apportera la plus grande attention, les erreurs dans le choix des chaussures peuvent être lourdes de conséquences du point de vue du confort, mais aussi et surtout de la sécurité du randonneur.

CONFORT ET TENUE DU PIED: Avec de grosses chaussettes de laine (type bouclette) et une fois les lacets bien serrés, le pied doit être bien tenu et entouré par le revêtement interne de la chaussure sans ressentir localement de points durs dûs à un rembourrage mal réparti ou trop dur, on ne doit pas ressentir les coutures internes. Les orteils doivent être libres et non compressés comme sardines en boîte, le gros orteil doit être libre de se relever et non en butée au bout de la chaussure (pour s'en assurer, donner de forts coups de pied contre un mur ou contre le vendeur). Le talon de doit pas pouvoir se décoller et la plante des pieds bouger le moins possible sans pour autant être compressée latéralement (marcher en essayant des flexions).

La semelle, qui apporte adhérence et amorti est également à prendre en considération, sachant qu'un mauvais amorti provoque l'irritation de la plante du pied et la fatigue des articulations sur rocher, pierrier, ou même sur revêtement goudronné. Frapper le sol du pied pour s'assurer de l'amorti, cette fois-ci épargnez le vendeur s'il vous paraît sympathique...

L'étanchéité de la chaussure n'est jamais totale mais plus ou moins bonne: elle dépend de l'épaisseur et de la matière du revêtement utilisé mais aussi du nombre et de la qualité des coutures qui peuvent laisser passer l'eau. Les meilleures chaussures ne présentent pas de coutures dans leur partie basse entièrement en cuir qui de plus est enveloppée dans une large ceinture de caoutchouc pare-pierres assurant un surplus d'étanchéité. Les randonnées sous la pluie ou dans la neige exigent des chaussures dont la bonne étanchéité doit être complétée par des guêtres, surtout si ces randonnées se font sur plusieurs jours.

Les membranes "Gore-Tex" et assimilées apportent un plus en étanchéité et respiration du pied, on les trouve sur la plupart des chaussures de qualité moyenne et supérieure.

Enfin des produits spécifiques à passer sur les chaussures comme un simple cirage ou en bombe permettent de faire durer cette étanchéité dans le temps.

Essayer évidemment plusieurs modèles de chaussures afin de comparer leur confort et leur tenue, préférer à ce titre les magasins où l'on peut essayer de nombreux modèles dans de différentes pointures, certains proposent le 1/3 de pointure, d'autres, plus connus du grand public, non ...

Un mauvais confort peut occasionner douleurs et ampoules qui rendent la progression pénible ou même quasi-impossible, ce point est à prendre avec la plus grande considération pour des randonnées de plusieurs jours, les habitués des grandes randonnées en montagne ou du chemin de St Jacques de Compostelle ne diront pas le contraire.

SECURITE DU PIED: C'est la tige de la chausssure qui, en fonction de sa hauteur et de sa rigidité soutient la cheville en flexion et torsion à l'occasion d'un faux pas sur terrain accidenté (du type pierrier par exemple) ou dans la simple ornière d'un large chemin. Ce point est à prendre en considération en fonction du terrain que l'on compte aborder (campagne, montagne "à vaches" , moyenne ou haute montagne, rocher, neige, glacier). La chaussure de grande randonnée haut de gamme n'est pas non plus indispensable pour la promenade après le repas dominical aux Quinze Sols* ...

*"Quinze Sols": espace de loisirs, pique-nique, pêche et promenade en bord de Garonne bien connu des Beauzellois.

LES TYPES DE CHAUSSURES: Il existe plusieurs types de chaussures selon le style de randonnée abordé.

1 - La chaussure de marche sans tige:

CHAUSS_1

Proche de la banale "basket" ou "tennis", ce type de chaussure légère, qui peut s'avérer très agréable à porter, ne garantit de par sa conception aucune sécurité à la cheville. A utiliser en promenade sur très bon chemin, en marche d'approche au cours des grands trekkings ou en ville.

Ce type de chaussure est généralement construit avec des matériaux à majorité synthétique, souples et légers, le cuir figure sur les meilleurs modèles. Le prix de cette chaussure est en général assez peu élevé.

2 - La chaussure de marche avec tige:

CHAUSS_11

Assez peu de différences avec le modèle précédent hormis la présence d'une tige, basse et peu rigide. Ce modèle de chaussure, le plus souvent entièrement conçu en matériaux synthétiques ou possédant une pièce de cuir mince est peu onéreux mais n'offre aucune garantie sérieuse quant à la tenue de la cheville et à l'amorti de la semelle, vecteur d'échauffement de la voûte plantaire. Son emploi sera réservé à la promenade, bien que des personnes expérimentées et très musclées du pied puissent l'utiliser parfois en randonnée.

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3 - La chaussure de moyenne randonnée:

CHAUSS_2_2_1

Construction majoritairement en cuir (entièrement sur l'image ci-dessus), tige haute et rigide garantissant la protection de la cheville, membrane "Gore-Tex", semelle enveloppante, épaisse, assez rigide et bien amortie offrant une certaine protection contre l'abrasion latérale dûe aux cailloux, ce type de chaussure inspire confiance et durera on bon nombre d'années en terrain moyennement accidenté. De plus son poids raisonnable, aux environs de 1,2 KG. la paire en 42 ne provoquera pas de fatigue excessive au cours des longues randonnées, cette chaussure dite de "moyenne randonnée" est la plus portée. Elle est vendue à un prix "moyen", conformément à ses capacités en moyenne randonnée.

Cependant, on notera l'important nombre d'empiècements et de coutures qui ne sont un gage ni de solidité, ni d'étanchéité, pour un usage en terrain accidenté majoritaire et haute montagne sans restriction, on préfèrera le modèle suivant:

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4 - La chaussure de grande randonnée et haute montagne:

CHAUSS_3_1_1

Une chaussure sans restriction qui nous emmènera partout, plus lourde (minimum 1,8 KG. la paire en 42) plus robuste et d'une meilleure étanchéité: on notera le nombre de coutures réduites au minimum dans la partie basse, du cuir plus épais protégé par une ceinture pare-pierres de caoutchouc, une semelle épaisse et rigide (parfois renforcée de fibre de carbone) permettant la fixation occasionnelle de crampons à glace.

Plus onéreuse, cette chaussure offre un maximum de garanties au niveau de la sécurité et de la durée dans le temps, c'est la chaussure du montagnard aguerri qu'elle peut emmener sur le rocher et la glace, mais aussi sur l'herbe tendre, qui peut le plus ... peut le plus ... et ... elle se montrera très endurante pour le coup de pied dans le fondement de celui qui vous manquera de respect !

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5 - La coque:

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PHOTO A VENIR

Une chaussure très spécifique puisque son domaine d'emploi est essentiellement la neige et la glace. Cette chaussure, composée d'une coque plastique faisant bloc avec la semelle et d'un chausson amovible, est entièrement étanche, c'est là son intérêt principal, primordial pour les longues sorties hivernales dans la neige et le glacier. Sa semelle est par ailleurs conçue pour le montage et le démontage rapide des crampons à glace, par simple enclenchement.

Plutôt onéreuse et d'un emploi très ciblé, elle s'adresse au montagnard possédant déjà une bonne expérience.

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6 - Le chauson d'escalade:

CHAUSS_6_580

Comme son nom l'indique, une chaussure réservée à l'escalade et aux personnes expérimentées dans ce domaine. Les randonneurs montagnards "rochassiers" emmènent ce type de chaussure dans leur sac avec l'équipement habituel de l'escalade, harnais, corde, pitons, broches, taquets...

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Prochain article: les chaussettes et les guêtres.

A suivre ....    Jean-Claude

Posté par Vigane à 08:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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