14 novembre 2009
Le vaste delta de l'Aussonnelle

Le Delta de l'Aussonnelle (Hte Garonne, nord de Toulouse):
Depuis Beauzelle: 12,2 km.
Depuis les Tricheries: 8,6 km.
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Pas de carte
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La Garonne en aval du pont de Gagnac

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Rochemontes

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L'Aussonnelle (à gauche) se jette dans la Garonne

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Le très considérable Delta de l'Aussonnelle, qui se jette dans la Garonne (photo printemps 2006)

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L'Aussonnelle

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Salix

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JCP
27 octobre 2009
La Voie des Marais revisitée
Après divers réglages des organismes mis à mal par l'usage intensif, le Soulier Voyageur reprend du poil de la bête:
La Voie des Marais, aimable randonnée se déroulant normalement sur le sentier facile des ramiers, entre Beauzelle et Blagnac (Hte Garonne), env. 12 km.
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Plus tumultueuses que les eaux du rio Grande...

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Plus redoutables que les marais d'Amazonie...

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Des plantes carnivores omniprésentes...

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Des insectes tueurs...

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Aux Quinze Sols
Une paisible randonnée aux Quinze Sols qui, sans le sang-froid légendaire de chacun des participants - tous membres de l’ACCM - aurait pu tourner au cauchemar. Rassurons les familles : on ne déplora ni perte ni blessés.
Nous avons connu la fuite éperdue dans les forêts humides aux crocodiles mangeurs d'hommes, passé les flots tempétueux habités du rongetibia, sur des ponts sans âge dévorés des mousses. Et, survivants des épais torrents d’insectes géants à l’œil de flamme, dont la carapace de bronze sonne du tocsin de leurs victimes, nous avons vu l’indicible : ces êtres de terreur, dont la pince se riait des barrières d’acier, ouvraient les rares automobiles comme simple conserve, dévorant leur contenu dans des flots de sang, sous l’ignoble cliquetis de leurs noires mandibules.
Repoussés dans les eaux que l’armée de ces monstres, par chance, semblait craindre, c’est dans la boue immonde aux émanations pestilentielles des marais putréfiés, nos jambes sanguinolentes hérissées de la terrible sangsue verte, que s’est produit l’impensable : l’attaque aérienne des drones !
Ces redoutables engins supersoniques, aux mains de pilotes iconoclastes nous précipitaient sans cesse au sol de leurs piqués sans fin, dans le rugissement infernal des moteurs. Nous ne pûmes trouver le salut que sous les hautes frondaisons de l’île Sauvage, que des restes de passerelle nous permirent d’atteindre, chargés de la boue impure des sillons !
Mais sous le couvert des arbres géants, enfin délaissés par la chasse aérienne qui renonçait, c’est à notre insu que les plus terrifiantes des lianes carnivores guettaient notre venue, silencieuses, nous laissant nous enfoncer au plus profond du noir labyrinthe des forêts de l’île.
L’île, pourtant méconnue des cartes de renom, semblait immensément grande ; de longues et exténuantes heures de marche, dans un entrelacs de plantes urticantes inconnues, ne montraient aucune trace de civilisation. Aucune bête, aucun oiseau ne semblait vivre ici. Et c’est les bras et le visage couverts de purulentes plaques violacées que, soudain, nous débouchâmes dans une curieuse clairière au sol nu, et soufflâmes un peu. L’aiguille de la boussole –étanche et antichoc - tirée du pantalon en loques d’un des membres encore valides de l’expédition, tournait sur elle-même dans une danse folle, pis que ventilateur, sous nos yeux rougis et effarés.
Nous nous adressâmes des regards affligés de lassitude et c’est alors que, d’un commun accord et voyant l’heure tardive, nous décidâmes de rentrer, éclaboussés et heureux !
JCP 271009
Note de l’auteur :
Le récit de cette banale randonnée, écrit à la demande expresse de Jeannot, lui est dédié – ainsi qu’à tous les aventuriers de l’impossible, ces hommes d’exception qui ont fait, et qui font toujours, la légendaire renommée de l’ACCM.
Autre note de l’auteur :
Une suite à cet incroyable récit, portant le titre original de « L’Île Mystérieuse », et mettant en scène les redoutables lianes carnivores évoquées plus haut est à l’étude...
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20 octobre 2009
Des Quinze Sols à l'Île de Pécette
Une aimable et paisible randonnée à la demi-journée (10 Km. environ A & R), au départ du ramier des Quinze Sols près de Beauzelle, pour atteindre l’île de Pécette (accès par passerelle) au nord de Blagnac, Haute Garonne, banlieue nord toulousaine, entre Camargue et Bretagne.
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Ce parcours conduit vers des paysages insoupçonnés vis à vis d’une telle proximité de l’agglomération toulousaine, et ce malgré son expansion galopante, incessante. Un havre de paix à fréquenter assidûment, autant pour les amoureux de la Nature que pour les autres, qui tomberont peut-être sous le charme de ces lieux à la séduction tellement changeante, au fil des saisons.
Le sentier, désormais réhabilité dans son entier de fort belle façon, suit la rive gauche de la Garonne, dont il ne s’éloigne guère.
L'observateur attentif pourra ici apercevoir autant les chevreuils, les ragondins, les hérons, les goélands, les mouettes, les poules d'eau et les canards sauvages, que le cormoran et le martin-pêcheur, redoutables plongeurs.
Certains même s'attarderont, jumelles en main, observant cette vie sauvage tellement fascinante, au mépris du "timing", ainsi que du "planning", des mots vides de signification ici.
D'autres, courant ici et là, maudiront leur appareil photo, pourtant numérique, impuissant à leur offrir les images des magazines de nature, dans un vacarme de bruits d'ailes et de cris apeurés.
D'autres enfin, passeront en courant sans y rien voir, assurés du manque de vie de ces lieux.
Mais pour celui qui ne craint ni la ronce, ni l'ortie, ni la boue, il est à découvrir ici, pour les oublieux du sentier et uniquement pour eux, toute une Camargue en miniature - si l'on excepte le genre taurin qui n'y est point représenté.
Alors, se faisant un long moment oublier derrière quelque épais buisson, l'habit et le geste vert, progressivement, pourra être observée toute une vie qui, dans un premier temps méfiante, reprend lentement ses droits dans les airs, dans les arbres et les eaux.
Ce sont les touts petits, comme le troglodyte mignon, le roitelet ou la mésange, qui réapparaissent les premiers, une fois le geste de l'intrus éteint, et le silence rétabli.
Déjà le merle se hasarde, dans son caquètement encore inquiet, et le milan plane désormais au dessus des hauts peupliers, dans sa large spirale d'approche, interrompue au moindre des bruits.
Quelques mouettes se posent sur les branches les plus basses des saules, sans préparation apparente, puis reprennent leur envol sans attendre.
Les pies et les geais reviennent brutalement à leurs activités, menant grand tapage alentour, cachés dans les arbres hauts ; mais le pigeon ramier ne se risque pas encore, se signalant pourtant, timidement, de quelque cri bref, ici ou là.
La poule d'eau, qui quant à elle était restée cachée dans les épaisses touffes de joncs durant l'alerte, a vite repris son "crou.... crou", affairée à rameuter sa couvée déjà grande, inobéissante, dispersée.
C'est alors, dans la vie du marais retrouvée, sans qu'on les y attende, que paraissent les blanches voiles, celles des aigrettes, voiliers des airs et des eaux dont le plumage aveugle l'observateur, le laissant un moment étourdi par la virginité de sa blancheur. Alors, saisi de respect par telle pureté, incapable du moindre geste et le regard figé, il sait qu'il a vu, de ses yeux vu, la blanche divinité, féminine sans doute, faite oiseau.
Et jamais, non, plus jamais, son regard élevé vers les cieux ne sera le même, y guettant toujours de l'aigrette aimée le plumage, plus blanc que les nuages, plus blanc que toutes les neiges.
Soudain, un bruit d'ailes interrompu tire l'attentif de son rêve blanc.
Dans une descente d'approche silencieuse, moteurs coupés, les colverts amerrissent dans ce vol en plané qui finit par troubler la surface, train sorti, dérapage et rétro freinage, toute voilure dehors dans quelques flop-flops voulus discrets, le cou raide, mieux tendu que le bras du dictateur.
Enfin posés à flot, on se rassemble, et de chacun l'œil vif, un moment inquiet, se renseigne du voisinage.
Prêts encore au décollage, puis rassurés mais toujours vigilants,on se laisse enfin aller mollement, au gré du vent sur le beau miroir vert.
Chez ces gens là aussi on s'adonne à la natation en famille. Seul le père, superbe dans son plumage d'apparat, et dont l'émeraude éblouirait le soleil lui-même, s'autorise quelques longueurs en solitaire, dans ce bassin sans marques, avant que de retourner vers les siens.
Mais depuis un moment, des ombres d'ailes, immenses, parcourent furtivement la surface des eaux, la caressant sans la troubler. Un premier cri rauque, puis un second, signalent enfin le très prudent héron cendré.
Le plus long bec, le plus long cou, les plus grandes pattes, et les plus longues plumes que connaisse ici la gent ailée, en la personne du plus grand de tous les hérons, se posent en bloc sur les plus hautes branches des peupliers environnants, tournés vers le soleil qui déjà les dore.
Mais, empêtrés dans une telle somme de grandeurs, il arrive que leur atterrissage (arbrissage?) parfois manque de grâce. Ici une patte heurtée à la branche, là un bec à la longueur superflue en vol rapproché, dérange un peu, et il n'est pas rare alors que la manœuvre, tellement complexe parmi la ramure, se solde par la perte de quelques plumes.
Mais la scène s'assombrit déjà dans l'heure oubliée, les dix kilomètres de la randonnée ne seront pas couverts dans leur intégralité aujourd'hui. Cependant, on a vu tellement plus qu'un sentier défiler sous nos pieds ...
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JCP
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Pas de carte
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Au départ du ramier de Beauzelle

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La Garonne, en amont de Beauzelle, automne

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Le même lieu, les eaux vives du printemps ont emporté l'arbre central de l'îlot.

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Dies irae

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Le ramier de Beauzelle, revu d'exemplaire façon par des paysagistes de métier.
(L'auteur préférait cependant les broussailles de jadis, qui abritaient une incroyable variété d'espèces sauvages)

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Peupliers trembles, ou grisards

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Le moulin de Naudin

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Les Quinze Sols

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Grand cormoran (immature), photo: 1992

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Choucas des tours au bain, photo: 1990

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Vautour fauve en piqué sur saumon de fontaine, photo: 1989

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Roitelet triple bandeau séchant ses plumes, photo: 1993

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Aigrettes garzettes, buvant les derniers rayons du soleil

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Aigrette garzette, photo 1993

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Clématite sauvage

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La Garonne, entre Beauzelle et Blagnac

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Gravier, situé immédiatement en amont de l'île de Pécette
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Retour au ramier de Beauzelle

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FIN
JCP
Comme à l'habitude, l'auteur de ce blog décline toute responsabilité quant aux éventuels accidents survenus avant, pendant et après la lecture de ce récit ...